
Lorsque "Gangs of New-York", sous l’œil de Scorsese, lance le couteau de Daniel Day-Lewis - boucher des bas fonds, contre le "fighting spirit " de DiCaprio - l'immigrant Irlandais, on en apprend plus en 2h50 sur la naissance de la " grosse pomme " qu'en parcourant l'histoire de Peter Stuyvesant, son père fondateur.
Comme New York aux cent drapeaux - de Chinatown à Little Italy, d'Harlem à Long Island, des docks à Central Park - l'Amérique aux cinquante Etats tutoie l'universel.
John Wayne, l'homme tranquille d'Hollywood, lui dédia son hymne à l'amour : " America, why I love her " ; il en parlait comme d'une femme, l'aimait comme une femme.
Des côtés néo-celtiques à l'Est, jusqu'à l'héritage castillan de Californie, des grands lacs glacés au golfe du Mexique, du Rio Grande au Mississipi des pionniers, des plaines centrales aux canyons d'où monta le Requiem Indien ; des Sorcières de Salem au bûcher d'Atlanta, des parades de la Saint-Patrick à Boston au carnaval de la Nouvelle-Orléans, d'Elvis blues au destin brisé de Marilyn, l'Amérique pétrit son légendaire artistique, humain et culturel .Qu'elle s'appelle la " One " ou la " 66 ", on croise toujours une route où rôde le fantôme de Kerouac ou celui d'un Cavalier du Crépuscule.
Un fleuve, un sommet, une mer, un golfe…tout un kaléidoscope d'émotions fortes et d'images superbes.

